
La future loi contre le téléchargement illégal, Loi Création et Internet (anciennement Loi Olivennes) a donné à Numerama l'occasion de trouver 10 bonnes raisons de ne pas l'appliquer. Je reprends donc ici les 10 éléments problématiques que pose cette loi :
Elle vise le titulaire de la ligne, responsable de la possible utilisation frauduleuse effectuée par sa femme/enfant/voisin, etc.
Le client du FAI sera présumé coupable de ne pas avoir protéger sa ligne en appliquant le filtrage nécessaire sans pouvoir le prouver.
Seuls ceux qui partagent seront pris pour cible. Les leechers (Newsgroups, rapidshare, megaupload, etc) ne seront pas inquiétés par cette loi. De plus, l'utilisation de réseaux cryptés et anonymes empêcheront la Haute Autorité d'associer une adresse IP à un contenu protégé.
Il n'est pas possible de filtrer les fichiers téléchargés sur le p2p selon leur valeur légale ou non. Le titulaire de la ligne sera donc dans l'obligation de stopper le trafic en provenance des principaux logiciels de p2p. Mais dans ce cas, quid du p2p légal ?
Une liste noire (blacklist) des méchants téléchargeurs entraînera une conservation du nom de la personne incriminée durant une année entière même si elle répare les dommages qu'elle a causé, contrairement à ce qu'avait autorisé la CNIL auaparavant.
Seules les majors peuvent se permettre, financièrement parlant, d'effectuer des listings d'adresses IP partageant leurs œuvres partagées. Les labels indépendants ne pourront donc pas protéger leurs œuvres mêmes s'ils le voulaient.
Tant que la riposte graduée n'est pas effective, les majors ne modifieront en rien leurs offres légales. Pourquoi baisser les prix, en ces temps de quête de pouvoir d'achat, si cette loi permet de pousser le peuple à reconsommer massivement dans le domaine de la culture ?
Le Parlement Européen a jugé la riposte graduée contraire aux Droits de l'Homme, et de ce fait, « à éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif, telles que l’interruption de l’accès à internet. »
S'obstiner à lutter contre le piratage par la répression ne donnera pas plus de résultat quelle que soit la loi votée. L'industrie doit accepter cet état de fait et s'en servir intelligemment. Mais cela exige une profonde remise en cause du système de production et de distribution. Mais les entités meurent du fait de leur inadaptation à leur environnement...
L'application de cette loi coûtera des dizaines de millions d'euros à l'État. Les bénéfices réalisés pour l'État, à travers la TVA, s'avèreront bien moindres même si on tient compte de l'hypothétique vague d'achat compulsive des français vis-à-vis des œuvres des majors.
Tous les détails de cet excellent article réalisé par Guillaume Champeau sur Numerama :
10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !
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Bonne visite ;-)
[...] Xavier Niel (voyant la licence mobile lui échapper), en se positionnant sur la loi Hadopi, compte bien forcer le gouvernement à revoir sa politique d’attribution de la 4ème licence [...]
[...] ou partie notre argumentaire
hil Axel, Korben, Electron Libre, Yves, Esteban, Planet Freeware, Batou.tk, Mind Overflow, Paperblog, Connexion Démocrate, [...]
[...] qui nous concerne, reste à voir ce que nous promet le gouvernement français avec son application déjà obsolète de la Loi [...]
[...] lui. L’omniprésident dirigeant à lui tout seul la France ne peut accepter que le projet de loi Hadopi lui échappe de façon [...]
[...] et aussi étrange que cela puisse paraître, j’avais préféré vous parler de 10 bonnes raisons de ne pas la soutenir. Ces artistes, tous signés, défendent plus l’intérêt de leur major respective que celui [...]