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	<title>Batou.FR &#187; Culture</title>
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	<description>Open, Share &#38; Free Culture</description>
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		<title>HFT et Dark Pools : les outils d&#8217;une finance incontrôlable</title>
		<link>http://www.batou.fr/2011/10/26/hft-et-dark-pools-les-outils-dune-finance-incontrolable/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 21:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[dark pools]]></category>
		<category><![CDATA[finance]]></category>
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		<description><![CDATA[[by W1LL13 - cc-by] Tout commence par la déréglementation La déréglementation financière mise en place par nos gouvernements - de droite comme de gauche -  permet d'asseoir la logique libérale sur notre économie, c'est-à-dire, sur nos vies. En abandonnant notre souveraineté aux marchés financiers, nous avons choisi, à travers nos représentants, d'instaurer la liberté totale des capitaux, d'épandre les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2011/10/dark_pool.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3179" title="dark_pool" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2011/10/dark_pool.jpg" alt="" width="440" height="132" /></a></h3>
<p><em><em>[by <a class="vt-p" title="Pool - FlickR" href="http://www.flickr.com/photos/williespics/640048849/" target="_blank">W1LL13 </a>- cc-by]</em><br />
</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Tout commence par la <span style="direction: ltr;">déréglementation</span></h3>
<p style="text-align: justify;">La déréglementation financière mise en place par nos gouvernements - de droite comme de gauche -  permet d'asseoir la logique libérale sur notre économie, c'est-à-dire, sur nos vies. En abandonnant notre souveraineté aux marchés financiers, nous avons choisi, à travers nos représentants, d'instaurer la liberté totale des capitaux, d'épandre les privatisations et délocalisations...en un mot, de légitimer le dictat de la sphère financière.</p>
<p><span id="more-3148"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette déréglementation, paradoxalement, ne supprime pas les règles en place mais installe, à travers la mondialisation, celles des marchés financiers</strong>. Et à ce jeu, les investisseurs ne reculent devant rien pour capter à leur endroit le maximum de richesses. Les places boursières incarnent le lieu des <span style="direction: ltr;">placements financiers, lieu où l'on voudrait bien nous faire croire que tout un chacun dispose des mêmes cartes en main pour s'enrichir. A ce jeu, les bourses mondiales se trouvent être déshumanisées, non pas par le cynisme des investisseurs, mais par l'outil informatique.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le HFT</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Trading Haute Fréquence (<em>High-Frequency Trading</em> : HFT) utilise des<strong> algorithmes informatiques complexes pour effectuer des opérations à très grande vitesse</strong> (de l'ordre de la micro-seconde : µs). L'intérêt consiste à dépasser les limites du traitement humain dans la quantité et la vitesse des informations. Le profit recherché ne se situe plus dans les grandes variations des titres puisque une faible variation positive sur des millions d'opérations en quelques secondes vous permet de gagner à tous les coups des sommes considérables. Dès lors, les particuliers ne peuvent rivaliser devant la puissance technologique du HFT.</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2011/10/tower.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3181" title="tower" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2011/10/tower.jpg" alt="" width="440" height="662" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by <a class="vt-p" title="La bourse ou la nuit... - FlickR" href="http://www.flickr.com/photos/vimages/3112192466/" target="_blank">Vimages </a>- cc-by]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L'importance de cette pratique est considérable</strong> : 56% et 38% des échanges mondiaux sur les places boursière , respectivement Etats-Unis et Europe, sont pilotées par le HFT (<em><a class="vt-p" title="High-frequency trading: Up against a bandsaw" href="http://www.ft.com/intl/cms/s/0/b2373a36-b6c2-11df-b3dd-00144feabdc0.html" target="_blank">Financial Times</a></em>). Désormais, la bataille se fait entre agents qui pourront s'offrir les algorithmes les plus complexes, les meilleurs calculateurs et les centres de trading les plus proches géographiquement parlant des places boursières. Cette <em>haute fréquence</em>, intrinsèquement, leur livre l'information avant les investisseurs traditionnels, ce qui leur permet d'avoir toujours un <em>coup d'avance</em>. Concrètement, le HFT achète une multitude de titres sur une plate-forme donnée pour les revendre, quelques ms ou µs plus tard, sur une autre où le prix était supérieur. Il envoie un grande quantité d'ordres passifs qu'il gardera en backup pour agir sur la fluctuation d'une valeur ; 95% de ces ordres sont non-exécutés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 6 mai 2010, le Dow Jones a subi un <em>Flash Krach</em> orchestré par le HFT : la bourse américaine a perdu 10% de sa valeur en quelques minutes. Les défenseurs du HFT avancent que celui-ci apporterait de la liquidité au marché et équilibrerait les valeurs des cours. Mais le prix à payer est de laisser le contrôle total aux machines. En effet, l'intelligence artificielle de ce réseau de machines a pris la main sur les échanges boursiers <em>entre humains</em>. Lesquels ne peuvent plus maîtriser leurs créatures, <strong>ce qui laisse à penser que les machines possèdent les marchés, et à travers eux, notre destin.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La pseudo-menace de régulation lors des sommets successifs européens a forcé les investisseurs à migrer vers d'autres places plus opaques : les Dark Pools.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Vidéo explicative : le HFT [en]<br />
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/6056298?title=0&amp;byline=0" frameborder="0" width="400" height="230"></iframe></h4>
<h3 style="text-align: justify;"> Les Dark Pools</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Dark Pools, plate-formes électroniques alternatives, ne sont ni plus ni moins que des places boursières non-officielles</strong> (<em>bourse noire</em>), lancées par des opérateurs de marché ou des investisseurs. Les ordres d'achat et de vente se comptent en millions et sont réalisés sans connaître la valeur du titre avant la transaction à proprement dit, permettant de préserver l'anonymat des parties. La déclaration du montant des volumes de transaction doit être faite (comme sur les MTF : <em>Multi Trade Facilities</em>), en théorie mais, en réalité, elle est loin d'être respectée. Ces places sont légales en France depuis 2007 (directive européenne MIF) et légitimées par l'accroissement de la liquidité ainsi que par la démonopolisation des Bourses mondiales qu'elles permettraient. Le principal Dark Pool européen se nomme <em>Turquoise</em>, à l'initiative des grandes banques mondiales, il sera ensuite racheté par la City de Londres ; l'autre se nomme<em> Chi X </em>et représente 20% des volumes échangés sur le CAC40. <span style="direction: ltr;">Ce système s'oppose à la vision libérale des marchés financiers où transparence et concurrence non-faussée devant l'information, doivent régner; le délit d'initié n'est qu'à un pas. Finalement, les Dark Pools se rapprochent des marchés de<em> gré à gré</em> (ou OTC : <em>Over The Counter</em>) où les parties n'ont aucuns comptes à rendre.</span></p>
<p style="text-align: justify;">A moindre échelle, les <em>crossing-network</em> sont des mini-Dark Pools, initiés par des courtiers ou une seule banque, gérant les actifs de clients de différents partenaires. Malgré la crise du secteur privé de 2007 qui a gangréné le secteur public, les marchés demeurent dérégulés et se meuvent vers toujours plus d'opacité. L'AMF (<em>Autorité des Marchés Financiers</em>) montrait déjà plus que des difficultés dans sa surveillance des flux financiers ; avec les Dark Pools (et a fortiori, le HFT), elle ne contrôle plus rien.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Vidéo explicative : Dark Pools [en]<br />
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/5414041?title=0&amp;byline=0" frameborder="0" width="400" height="230"></iframe></h4>
<h3 style="text-align: justify;">Que faire ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Les marchés financiers ne reculent donc devant rien et le risque systémique qu'elles portent sur les biens vitaux que sont le système de paiement et les transactions, ne leur importe que peu, aveuglés qu'elles sont devant l'appât du profit. Comment lutter contre cela ? Par le biais des Etats sans aucun doute. Mais l'agence Moody's, en menaçant d'une dégradation, le fameux triple A de la France, le lendemain des résultats des primaires socialistes, a prévenu le vainqueur, F. Hollande, que si celui-ci osait remettre en cause leur hégémonie, l'agence de notation n'hésiterait pas à punir la France par une simple notation négative et les intérêts gigantesques qui s'en suivraient. Enfin, rien n'empêcherait un investisseur d'aller dans un pays moins regardant...d'où la nécessité d'une volonté politique commune. En attendant, ces deux innovations que sont le HFT et les Dark Pools auront réussi à rendre inaccessibles la finance aux particuliers et risquent de nous précipiter vers une nouvelle crise systémique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="vt-p" title="Et si on fermait la Bourse... - Le Monde Diplomatique" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789" target="_blank">Et si on fermait la Bourse ?</a></p>
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		<title>Edito : Bonjour Ivresse, une comédie hilarante !</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 20:51:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[J'ai assisté hier soir à la pièce Bonjour Ivresse au théâtre du Temple à Paris. En deux mots, j'ai adoré !  L'histoire commence ainsi : Benoit (Franck Le Hen), à la veille de ses 30 ans, retombe sur une liste-des-choses-à-faire-avant-30-ans par hasard et décide de les réaliser. Entouré de son amie d'enfance alcoolique - qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J'ai assisté hier soir à la pièce <strong><em>Bonjour Ivresse</em></strong> au théâtre du <em>Temple </em>à Paris. En deux mots, j'ai adoré !  L'histoire commence ainsi : Benoit (<em>Franck Le Hen</em>), à la veille de ses 30 ans, retombe sur une liste-des-choses-à-faire-avant-30-ans par hasard et décide de les réaliser. Entouré de son amie d'enfance alcoolique - qui saute sur tout ce qui bouge - (<em>Caroline Gaget</em>), de sa soeur coincée et naïve (<em>Agnès Miguras</em>) - qui va se révéler complètement -  et d'un invité surprise (<em>Frank Delay</em>) dont on ne dira rien, Benoit est décidé à dépasser ce cap des 30 ans durant une soirée très alcoolisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Le talent d'écriture de Franck Le Hen et le jeu des comédiens rendent chaque réplique (ou presque) hilarante</strong>. Je peux dire que je ne me suis jamais autant marré au théâtre ! Si vous habitez en région parisienne, je vous recommande chaudement d'aller voir cette comédie de boulevard avant leur dernière représentation à Paris (8 janvier 2011). Les provinciaux ne sont pas oubliés puisqu'une tournée est attendue en 2011. <strong><em>Bonjour Ivresse</em></strong>, c'est donc au théâtre <em>Le temple</em> (métro République), du mardi au Samedi, à 21h30.</p>
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		<title>Six Feet Under : critique de la série TV</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 14:36:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Série]]></category>
		<category><![CDATA[six feet under]]></category>
		<category><![CDATA[tv]]></category>

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		<description><![CDATA[[by Gellar - CC-BY] En vérité, j'ai découvert la série Six Feet Under - réalisée par Alan Ball - pour retrouver l'acteur Michael C. Hall que j'avais adoré dans la série Dexter. Bien m'en a pris puisque j'ai avalé les 5 saisons en quelques semaines. L'Histoire L'histoire commence avec la mort du croque-mort Nathaniel Fisher au volant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/05/six_feet_under_header.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2354" title="six_feet_under_header" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/05/six_feet_under_header.jpg" alt="" width="440" height="132" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by </em><em><a class="vt-p" title="Six Feet Under" href="http://www.flickr.com/photos/gellar/2663928097/" target="_blank">Gellar</a> </em><em>- CC-BY]</em></p>
<p style="text-align: justify;">En vérité, j'ai découvert <strong>la série Six Feet Under -</strong> réalisée par Alan Ball - pour retrouver l'acteur <strong>Michael C. Hall</strong> que j'avais adoré dans la <a class="vt-p" title="Critique de la série Dexter [Michael C. Hall]" href="http://www.batou.fr/2010/04/08/critique-de-la-serie-dexter/" target="_blank">série Dexter</a>. Bien m'en a pris puisque j'ai avalé les 5 saisons en quelques semaines.</p>
<h3>L'Histoire</h3>
<p><span id="more-2348"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L'histoire commence avec la mort du croque-mort Nathaniel Fisher au volant de son corbillard</strong>. C'est l'occasion de découvrir les personnages qui entourent le défunt. <strong>Ruth</strong>, sa femme dépressive le trompe depuis quelques années avec son coiffeur. <strong>David</strong>, son fils, bien que se sentant le moins aimé, souhaite continuer à prendre la relève en prenant la Direction de la maison funéraire. <strong>Nate</strong>, son fils ainé qui avait quitté le domicile familial à l'adolescence pour Los Angeles revient alors qu'il a toujours fui les responsabilités. <strong>Claire</strong>, sa fille, adolescente sensible, atypique et anti-conformiste éprouve des difficultés à s'assimiler au commun des mortels et compte bien faire de sa différence une force.</p>
<h3>La mort</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le thème de cette série est la mort</strong>, sujet on ne peut plus tabou dans notre société aseptisée qui vise à supprimer toute contradiction. Par ailleurs, c'est en approchant la mort au plus près qu'il est possible d'apprécier réellement la vie, et de ce fait, SFU nous le prouve de façon magistrale. Chaque épisode débute par la mort tragique d'un individu, comme pour nous rappeler notre propre condition humaine en nous montrant la réalité de cet évènement qui nous attend tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/05/six_feet_under_car1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2356" title="six_feet_under_car" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/05/six_feet_under_car1.jpg" alt="" width="440" height="396" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by </em><a class="vt-p" title="Everything Ends" href="http://www.flickr.com/photos/michaelsphotos/37074760/" target="_blank"><em>mstephens7 </em></a><em>- CC-BY-NC-SA]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les fantômes du passé rôdent</strong> au côté des différents personnages <strong>comme des démons représentant leurs désirs ou contradictions internes</strong>. Paradoxalement, c'est en faisant planer le spectre de la mort au dessus de cette série que celle-ci devient une ode à la vie. Nous sommes vivants car nous allons tous mourir. La famille Fisher l'a bien compris, c'est la raison pour laquelle chaque membre tend à vivre pleinement et à se battre malgré les difficultés présentes. En ce sens, cette série souligne simplement le fait que tout est éphémère et que tout a une fin. Il compte simplement de vivre pleinement en attendant cette échéance funèbre.</p>
<h3>Les personnages</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes ici loin d'être en présence de personnages caricaturaux. <strong>Au lieu de nous sortir le black ou l'homo de service, les scénaristes nous offrent des personnages complexes et, avant tout, humains</strong>. D'ailleurs, jamais l'homosexualité n'avait été aussi bien traitée à la télévision. Pour échapper à leur réalité, chaque personnage connaît des excès ; cela passe par la drogue, le sport, l'hystérie ou le sexe. Tous les thèmes de notre société occidentale sont abordés : le sexe, la drogue, la mort, l'argent, la religion. Chaque personnage évolue également au fil de l'histoire dans son rapport à ses thèmes pré-cités.</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/05/six_feet_under_david_nate.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2357" title="six_feet_under_david_nate" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/05/six_feet_under_david_nate.jpg" alt="" width="450" height="330" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by </em><a class="vt-p" title="six-feet-under" href="http://www.flickr.com/photos/41666607@N06/3838946936/" target="_blank"><em>mindspiker </em></a><em>- CC-BY-ND]</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages principaux ne se limitent à la famille Fisher puisque l'entourage amoureux de chaque personnage prendra une importance considérable. <strong>La profondeur de chaque personnage nous permet de mieux comprendre leurs réactions</strong> : c'est en ayant <span style="font-size: 13.3333px;">rendu complexe chaque personnage que les scénaristes ont su maintenir une cohérence tout au long des cinq saisons.</span></p>
<h3><span style="font-size: 13.3333px;">Enjoy</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Si vous l'envie vous prend de vous plonger dans l'univers des Fisher, n'hésitez pas ! C'est bien sûr à savourer en VO. L'intégrale Six Feet Under en DVD est disponible <a class="vt-p" title="Coffret intégrale six feet under, saison 1 à 5" href="http://www.amazon.fr/Coffret-int%C3%A9grale-feet-under-saison/dp/B002698EW4/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=dvd&amp;qid=1265656344&amp;sr=8-1" target="_blank">sur Amazon</a> en ce moment pour 80 euros. Faites-le vous offrir !</p>
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		<title>Fabrice Luchini lit Philippe Muray au théâtre de l&#8217;Atelier [critique]</title>
		<link>http://www.batou.fr/2010/04/13/fabrice-luchini-lit-philippe-muray-au-theatre-de-latelier-critique/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 17:11:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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		<category><![CDATA[lecture]]></category>
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		<description><![CDATA[Le théâtre de l'Atelier Récemment aperçu à la télévision, j'ai eu envie de vivre un moment avec Fabrice Luchini. Arrivé au Théâtre de l'Atelier dans le XVIIIème pour réserver ma place, je découvre qu'une séance commence dans 5 minutes. Je rejoins alors les balcons accompagné de mon billet 1/2 tarif à 7,50 euros (qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/04/theatre_atelier_header.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2291" title="theatre_atelier_header" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/04/theatre_atelier_header.jpg" alt="" width="430" height="132" /></a></p>
<h3>Le théâtre de l'Atelier</h3>
<p style="text-align: justify;">Récemment aperçu à la télévision, j'ai eu envie de vivre un moment avec <strong>Fabrice Luchini</strong>. Arrivé au <strong>Théâtre de l'Atelier dans le XVIIIème</strong> pour réserver ma place, je découvre qu'une séance commence dans 5 minutes. Je rejoins alors les balcons accompagné de mon billet 1/2 tarif à 7,50 euros (qui a dit que le théâtre était cher ?). Le théâtre est plutôt intime (environ 500 places) et quasi-comble. A noter que les balcons, c'est bien, c'est pas cher, mais c'est juste le prix à payer pour être penché pendant toute la durée du spectacle.</p>
<h3>L'Art de lire</h3>
<p><span id="more-2137"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Fabrice Luchini entre en scène et commence la lecture d'un texte de l'essayiste <strong>Philippe Muray</strong> (mort en 2006). Et tout de suite, la magie opère. Luchini réussit à sublimer les textes de Muray en leur donnant littéralement vie. <strong>Sa diction articulée et nuancée lui permet de faire ressortir la puissance et le sens de chaque mot</strong>. Les différentes tonalités et fluctuations utilisées mettent en exergue la qualité d'écriture de l'auteur. En s'intéressant à la forme, Luchini réussit à faire ressortir l'essence du texte. Les sens de chaque mot surgissent et donnent crédit au fond du texte. Luchini s'approprie le texte et celui-ci en ressort limpide.</p>
<h3>Thèmes abordés</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Différents textes sont présents sur la table</strong>. Un texte sur les "emplois jeunes" de Martine Aubry (les fameux nouveaux métiers comme les "agents d'ambiance") où l'on crée des métiers sur "du vent". Le texte magnifique autour du sourire en bois affiché par Ségolène Royal. Un autre texte sur  l' "<em>infantéisme</em>" (néologisme de Muray) de la société où le citoyen ne veut/peut plus être responsable mais simplement continuer à être un enfant avec ses caprices et ses désirs dans le seul but de perpétuer cette enfance éternelle (le bonheur étant associé à la période de l'enfance).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui arrange bien d'ailleurs les gouvernants. <strong>Il est plus simple de maintenir les citoyens dans cet état infantilisant pour jouer plus facilement sur les frustrations de chacun</strong>. Ce dernier texte nous permet de mieux prendre conscience de cette société de l'enfant-roi, cette gloire à l'enfance éternelle : pour accéder au bonheur, nous devons rester un enfant naïf, manipulable en somme. L'enfant-citoyen aime par dessus tout que l'on pense à sa place, que l'on dirige ses besoins et envies. La culture du bien, "L'empire du Bien" chez Muray, consiste à supprimer cette vision manichéenne Bien/Mal : désormais seul le Bien existe, le Mal disparaît car au pays de Candy, nulle place est faite pour le Mal. Et c'est bien ce point précis qui pose problème, <strong>nous avons besoin du mal pour apprécier et comprendre le bien</strong>, et réciproquement. L'Homme est fondamentalement au coeur de cette dualité, le but étant de se structurer en trouvant son propre équilibre pour être maître de son propre destin.</p>
<h3>Humour</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour rythmer ces différents textes, <strong>Luchini fait preuve d'un sens de l'humour vif</strong> en se moquant par exemple des Bobos présents dans la salle, et ceci est un véritable régal. Car les textes choisis par Luchini critiquent évidemment ces bobos....qui s'avèrent composer son propre public , lesquels rient finalement d'eux-mêmes sans vraiment le savoir. A l'instar des bobos se vantant de lire Proust ou Rimbaud sans même en comprendre le moindre sens ou d'autres se forçant à rire pour le simple paraître. C'est à ce propos bien triste d'aller voir Luchini sans rire spontanément, et il est évident que Luchini en captant le regard des spectateurs en joue, pour son plus grand plaisir. <strong>Ainsi, le travail de Luchini peut être pris pour un simple divertissement pour certains et ceux-ci échapperont sans doute à la substance du message véhiculé</strong>. Mais pour d'autres, il permettra de rire durant 1h30 tout étant touché par la force des textes grâce au talent de Luchini rendant grâce à notre belle langue française.</p>
<p style="text-align: justify;">Fabrice Luchini finit en lisant quelques lignes, d'un livre qui aura marqué ma vie : <em>Ainsi parla Zarathoustra</em> de Nietzsche. Bref, courez voir <strong>Fabrice Luchini Lit Philippe Muray</strong>. On en sort plus vivant que jamais !</p>
<h3>Prochaines dates</h3>
<ul>
<li>Samedi <strong>17 avril</strong> à 17h 30</li>
<li>Samedi <strong>24 avril</strong> à 17h 30</li>
<li>Dimanche <strong>25 avril</strong> à 13h</li>
<li>Samedi <strong>1er mai </strong>à 17h 30</li>
</ul>
<h3>Tarif</h3>
<ul>
<li>25 euros : <strong>orchestre</strong></li>
<li>20 euros : <strong>corbeille</strong></li>
<li>15 euros : <strong>balcon</strong></li>
<li><strong>demi-tarif </strong>si vous vous présentez une heure avant la séance (dans la limite des places disponibles)</li>
</ul>
<h3>Lieu</h3>
<p style="text-align: justify;">Théâtre de l'Atelier à Paris</p>
<ul>
<li><strong>Adresse </strong>: 1 place Charles Dullin (dans le XVIIIème)</li>
<li><strong>Accès</strong> : Abesses (ligne 12) ou Anvers (ligne 2)</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Edvard Munch et son rapport aux femmes</title>
		<link>http://www.batou.fr/2010/03/09/edvard-munch-et-son-rapport-aux-femmes/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 21:24:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[cri]]></category>
		<category><![CDATA[expo]]></category>
		<category><![CDATA[munch]]></category>

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		<description><![CDATA[[by independantman - CC-BY] L'anti-Cri Après avoir été à l'expo "L'Age d'Or Hollandais" à la Pinacothèque de Paris, je viens d'aller voir, au même endroit, Edvard Munch ou l'Anti-Cri. A vrai dire, Munch, le plus grand peintre norvégien, est mondialement connu pour une seule oeuvre, Le Cri. [by oddsock - CC-BY] Dessiner l'émotion La Pinacothèque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="vt-p" href="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/03/edvard_munch_header.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2289" title="edvard_munch_header" src="http://www.batou.fr/wp-content/uploads/2010/03/edvard_munch_header.jpg" alt="" width="430" height="132" /></a></p>
<div><em>[by </em><a class="vt-p" title="MUNCH Edvard / 1894" href="http://www.flickr.com/photos/indieman/126156383/" target="_blank"><em>independantman </em></a><em>- CC-BY]</em></div>
<h3>L'anti-Cri</h3>
<p style="text-align: justify;">Après avoir été à l'expo "<strong>L'Age d'Or Hollandais</strong>" à la Pinacothèque de Paris, je viens d'aller voir, au même endroit, <strong><em>Edvard Munch ou l'Anti-Cri</em></strong>.</p>
<p><span id="more-2004"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A vrai dire, Munch, le plus grand peintre norvégien, est mondialement connu pour une seule oeuvre, Le Cri.</p>
<div style="text-align: justify;"><img style="border: 0px initial initial;" title="edvard_munch_4.jpg" src="/wp-content/uploads/2010/mars/edvard_munch_4.jpg" border="0" alt="edvard_munch_4.jpg" width="398" height="511" /></div>
<div style="text-align: justify;"><em>[by </em><a class="vt-p" title="edvard munch - the scream 1893" href="http://www.flickr.com/photos/oddsock/100761143/" target="_blank"><em>oddsock</em></a><em> - CC-BY]</em></div>
<h3>Dessiner l'émotion</h3>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>La Pinacothèque propose ainsi une rétrospective du peintre</strong> en oubliant volontairement cette célèbre oeuvre. Cette exposition permet de se rendre compte de l'évolution du peintre dans son rapport à la peinture : naturalisme, impressionnisme, expressionnisme. Edvard Munch ne désire plus peindre des scènes réelles sans faire ressortir la psyché des sujets représentés. Au fur et à mesure, on remarque que Munch tente de (et réussit à) faire ressortir de son oeuvre toute la mélancolie qui peut se dégager d'un être ou d'un paysage. Les enfants malades alités qu'il peint ne sont pas de simples êtres esthétiques inanimés,<strong> Edvard Munch réussit à nous faire ressentir toute l'angoisse qui émane de l'être</strong> ; et cela passe bien souvent par le regard.</div>
<div style="text-align: justify;"><img title="edvard_munch_3.jpg" src="/wp-content/uploads/2010/mars/edvard_munch_3.jpg" border="0" alt="edvard_munch_3.jpg" width="430" height="322" /></div>
<div style="text-align: justify;"><em>[by </em><a class="vt-p" title="Vampyr de Munch" href="http://www.flickr.com/photos/aikijuanma/163198594/" target="_blank"><em>aikijuanma </em></a><em>- CC-BY]</em></div>
<h3>La femme prédatrice</h3>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Les nombreuses toiles où figurent des femmes révèlent l'état d'esprit du peintre face au sexe dit <em>faible</em>. Ce dernier terme est d'autant plus inapproprié que les femmes sont représentées comme des êtres tantôt maléfiques, tantôt prédatrices. <strong>L'homme est présenté comme victime de l'indifférence émanant de ces femmes</strong>. Le caractère sensuel féminin est matérialisé par leur chevelure, telle une toile que jettent les femmes pour capturer leur proie masculine. Le sexe féminin est montré comme le sexe fort ; leur seule faiblesse est illustrée en les montrant effondrées, nues. L'habit se fait alors arme.</div>
<div style="text-align: justify;"><img style="border: 0px initial initial;" title="edvard_munch_5.jpg" src="/wp-content/uploads/2010/mars/edvard_munch_5.jpg" border="0" alt="edvard_munch_5.jpg" width="430" height="544" /></div>
<div style="text-align: justify;"><em>[by </em><a class="vt-p" title="MUNCH Edvard / 1894" href="http://www.flickr.com/photos/indieman/126156383/" target="_blank"><em>independantman </em></a><em>- CC-BY]</em></div>
<h3>Munch et les femmes</h3>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Munch sublime ses pulsions en matérialisant sa propre souffrance</strong>. Les femmes paraissent user et abuser de leur pouvoir d'attraction. Elles savent incarner l'être désiré tout en restant inaccessibles aux yeux de cet homme. Représentée nue, déshabillée de tout artifice, cette femme est présentée comme un être vulnérable, le visage entre les mains, retenant les larmes de son chagrin : celle-ci se rend compte qu'elle ne connaîtra plus jamais l'Amour.</div>
<div style="text-align: justify;"><img style="border: 0px initial initial;" title="edvard_munch_2.jpg" src="/wp-content/uploads/2010/mars/edvard_munch_2.jpg" border="0" alt="edvard_munch_2.jpg" width="430" height="335" /></div>
<div style="text-align: justify;"><em>[by </em><a class="vt-p" title="Munch - FlickR" href="http://www.flickr.com/photos/macsurak/2907291990/" target="_blank"><em>macsurak </em></a><em>- CC-BY]</em></div>
<div style="text-align: justify;">Cette femme pleurant dans le plus simple appareil fait ressurgir le spectre du célèbre tableau <em>Le Cri</em>, une détresse exprimée dans une réalité ne nous appartenant plus. <strong>C'est ce cri intérieur, hurlant sans pouvoir émettre le moindre son</strong>, lequel nous renvoie à notre humanité, à notre responsabilité face aux conséquences de nos actes et décisions. Le peintre norvégien met en relief la complexité des rapports humains et la fuite en avant que certains peuvent privilégier ; paradoxalement, la fuite de ce qu'on a toujours recherché.<strong>Munch, à travers sa peinture, exprime la conscientisation profonde de l'être.</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><img style="border: 0px initial initial;" title="edvard_munch_1.jpg" src="/wp-content/uploads/2010/mars/edvard_munch_1.jpg" border="0" alt="edvard_munch_1.jpg" width="430" height="486" /></div>
<div style="text-align: justify;"><em>[by </em><em><a class="vt-p" title="viena3-29" href="http://www.flickr.com/photos/jnkypt/4128960319/" target="_blank">jnkypt </a></em><em>- CC-BY-SA]</em></div>
<h3>Pinacothèque de Paris</h3>
<div style="text-align: justify;">C'est bien ce lien si particulier qui unit l'homme et la femme que nous fait partager Edvard Munch. Si cela vous branche, l'exposition s'appelle "<strong>Edvard Munch ou l'anti-Cri</strong>" et se déroule jusqu'au <strong>18 juillet 2010 à la Pinacothèque de Paris</strong> (28, place de la Madeleine, métro 12, station Madeleine). L'entrée coûte 10 euros plein tarif et 8 euros en tarif réduit et une nocturne est organisée tous les mercredi (jusqu'à 21h). L'audioguide est disponible <a class="vt-p" title="Audioguide Edvard Munch - Pinacotheqe" href="http://www.pinacotheque.com/fr/accueil/achetez-vos-billets/formulaire-audioguide.html" target="_blank">sur le site officiel</a> et coûte 2 euros.</div>
<div style="text-align: justify;"><strong>Bonne expo !</strong></div>
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		<title>MooZar, Flattr : vers une forme de mécénat global généralisée ?</title>
		<link>http://www.batou.fr/2010/02/11/moozar-flattr-vers-une-forme-de-mecenat-global-generalisee/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 21:48:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Peer to peer]]></category>
		<category><![CDATA[artiste]]></category>
		<category><![CDATA[flattr]]></category>
		<category><![CDATA[mecenat]]></category>
		<category><![CDATA[moozar]]></category>
		<category><![CDATA[public]]></category>
		<category><![CDATA[remuneration]]></category>

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		<description><![CDATA[[by batega - CC-BY] Cela fait un moment que l'on annonce qu'Internet va révolutionner les rapports à la création et au business model associé : nous en avons la démonstration en ce moment. La démocratisation du partage En transformant un bien rare donc payant en un bien abondant donc gratuit, le téléchargement dit illégal s'est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="share_hands_header.jpg" src="/wp-content/uploads/2010/fevrier/share_hands_header.jpg" border="0" alt="share_hands_header.jpg" width="440" height="132" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by </em><a title="I wanna hold your hand - FlickR" href="http://www.flickr.com/photos/batega/1865482908/" target="_blank"><em>batega</em></a><em> - CC-BY]</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait un moment que l'on annonce qu'<strong>Internet va révolutionner les rapports à la création</strong> et au business model associé : nous en avons la démonstration en ce moment.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La démocratisation du partage</h3>
<p style="text-align: justify;">En transformant un bien rare donc payant en un bien abondant donc gratuit, <strong>le téléchargement dit </strong><em><strong>illégal </strong></em><strong>s'est démocratisé en quelques années d'une manière exponentielle</strong>. <strong>L'industrie culturelle a essayé de censurer</strong> à coup de procès les différentes technologies permettant le partage culturel : AudioGalaxy, Napster, Kazaa, les serveurs eDonkey...tous y ont eu droit. Devant ces échecs successifs (la mort d'un réseau faisant naître d'autres solutions plus performantes et encore plus massivement utilisées), l'industrie musicale a décidé de verrouiller ses oeuvres grâce aux <strong>verrous numériques</strong> (les fameux DRM). Un rétropédalage a depuis été effectué pour l'aspect <strong>contre-productif </strong>du système. Les majors, par une prise de conscience plutôt tardive, ont favorisé l'<strong>essor des sites ou logiciels de streaming audio</strong> tels que Deezer et Jiwa ou <a title="Spotify : mieux que Deezer et Jiwa ? [test] - Batou.fr" href="http://www.batou.fr/2009/04/16/spotify-mieux-que-deezer-et-jiwa-test/" target="_blank">Spotify</a>. Là encore, les majors <strong>reviennent sur leur pas</strong>, comme Warner qui a récemment <a title=" Jiwa perd le catalogue de Warner et en appelle à ses visiteurs" href="http://www.pcinpact.com/actu/news/55348-jiwa-warner-music-dons-addict.htm" target="_blank">retiré son catalogue de Jiwa</a> (raison pour laquelle certains titres de la playlist <em>Batou.FM</em> sont désormais limités à 30s).</p>
<p><span id="more-1955"></span></p>
<h3 style="text-align: justify;">La révolution Internet</h3>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu'on en dise, <strong>Internet incarne une véritable révolution</strong> : elle a complètement bouleversé le modèle économique en place. Longtemps l'artiste était emprisonné par les majors. En effet, <strong>sa seule chance d'être produit, promu et diffusé passait par la case "major"</strong>. Désormais, un artiste peut assurer sa propre promotion par le biais d'Internet : il n'est plus besoin de passer par les canaux classiques radio et télévision dont la promotion coûte plusieurs millions d'euros. De plus, l'artiste peut assurer sa diffusion par lui-même grâce à la dématérialisation des oeuvres numériques. Seule la production reste très coûteuse. L'ancien modèle a placé les majors en position dominante leur permettant d'abuser librement des artistes : maigre compensation financière sur chaque CD vendu, accords d'exclusivité, droit de propriété sur les albums...Le public n'est pas dupe et rejette de plus en plus le fonctionnement de ces multinationales.</p>
<p style="text-align: justify;"><img title="drm_2.png" src="/wp-content/uploads/2010/fevrier/drm_2.png" border="0" alt="drm_2.png" width="440" height="293" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by </em><a title="DRM Revolution 03 - FlickR" href="http://www.flickr.com/photos/fullaperture/430114523/" target="_blank"><em>Martin </em></a><em>- CC-BY]</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le combat des majors</h3>
<p style="text-align: justify;">Les majors, ne s'avouant pas vaincues aussi facilement, effectuent un<strong> travail de lobbying </strong>impressionnant pour que le législateur fasse voter des lois liberticides. Ainsi, la Dadvsi est née des <strong>Accords Olivennes</strong> : en d'autres termes, les majors ont écrit eux-mêmes la Loi qu'ils désiraient. <strong>L'échec de la Dadvsi a entraîné la création d'Hadopi</strong> (qui tarde être mise en place), où les majors pourront dénoncé librement les internautes. La Loppsi qui est en train d'être débattue à l'Assemblée Nationale va permettre d'<strong>étendre le filtrage des contenus </strong>pédo-porn aux autres types de contenu. Plus généralement, les majors mettent en place un consensus global à l'échelle de la planète avec le fameux <a title="ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet" href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/" target="_blank">traité ACTA</a>, divulgué par WikiLeaks. La <strong>volonté de réformer Internet</strong> face à cette propension à partager librement des oeuvres protégées est plus virulente que jamais.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le contrôle d'Internet</h3>
<p style="text-align: justify;">En cela, <a title="http://www.batou.fr/2009/11/07/pour-survivre-internet-ne-doit-pas-etre-controle-neutralite-des-reseaux/ - Batou.fr" href="http://www.batou.fr/2009/11/07/pour-survivre-internet-ne-doit-pas-etre-controle-neutralite-des-reseaux/" target="_blank">Internet doit être contrôlé</a> afin de <strong>préserver les inégalités du système</strong>. Internet apporte un peu trop de démocratie : l'Iran vient tout juste de bloquer Gmail pour imposer sa propre messagerie électronique nationale, la Chine envoie Liu Xiaobo purger une peine de 11 ans pour avoir contribuer à une charte appelant au multipartisme et à la démocratie en Chine. Ainsi, <strong>les régimes totalitaires censurent Internet</strong>, même s'il est toujours possible de contourner ces protections. D'une certaine façon, c'est également le lot de nos démocraties : l'aspect un peu trop démocratique d'Internet fait peur à certains de nos dirigeants. Il est bien plus difficile de contrôler une population qui s'informe par elle-même et non par le biais de la Grand-Messe du 20H. Concernant d'abord une minorité, <strong>Internet a favorisé une conscientisation</strong> de la Masse. De ce fait, la neutralité du Net <a title="La neutralité du Net menacée par les opérateurs télécoms - Batou.fr" href="http://www.batou.fr/2009/08/26/la-neutralite-du-net-menacee-par-les-operateurs-telecoms/" target="_blank">doit être préservée</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><img title="drm_1.png" src="/wp-content/uploads/2010/fevrier/drm_1.png" border="0" alt="drm_1.png" width="440" height="293" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[by </em><a title="DRM Revolution 01 - FlickR" href="http://www.flickr.com/photos/fullaperture/432100462/" target="_blank"><em>Martin </em></a><em>- CC-BY]</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Et MooZar, Flattr dans tout ça ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelque temps, j'imaginais un système reprenant le <strong>principe de mécenat global </strong>permettant à chacun de placer une somme directement dans la poche de l'artiste, en switchant de fait la somme des intermédiaires. Partant du constat que les majors doivent mourir mais que <strong>la rémunération des artistes doit être préservée</strong>, le mécénat global, permet, avec les biens rares que sont les concerts et la vente de produits dérivés, <strong>une façon pour le public de récompenser l'artiste</strong>. Là où Hadopi 3 (commission Zelnick)  ne cherche qu'à préserver le système actuel avec le principe des cartes subventionnées dites "jeunes", le mécénat global permet de<strong> repenser le rapport entre le public et l'artiste</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces derniers jours, plusieurs formes sont apparues. D'abord, le <strong>concept de Moozar</strong> permettant de <strong>régler un différent entre un artiste/ayant-droit et un internaute</strong> possédant une oeuvre de manière illégale. En envoyer un don égal ou supérieur à l'indemnisation fixée par l'artiste/producteur/ayant-droit, la situation de l'internaute est régularisée. Le seul problème est que <strong>Moozar facture sa prestation à hauteur de 20% du don</strong> (H.T). En ponctionnant un pourcentage aussi important, MooZar se positionne comme un nouvel intermédiaire que les internautes dénoncent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Flattr</strong>, quant à lui, lancé par Peter Sunde, <strong>co-fondateur de ThePirateBay</strong> propose de placer un bouton type "digg-it" contre n'importe quelle oeuvre soumise au droit d'auteur (article, musique, jeux-vidéo, film, etc). L'internaute crédite son compte Flattr. A la fin du mois, <strong>Flattr comptabilise le nombre de clic et redistribue chaque mois la somme allouée en nombre de parts</strong>. Exemple : je crédite 10 euros sur mon compte Flattr, je clique sur 3 boutons associés à une oeuvre : à la fin du mois, les ayant-droit associés aux oeuvres reçoivent 3,33 euros chacun. L'inconnue est évidemment la part que compte prendre Flattr pour rémunérer sa prestation : vont-ils suivre le modèle de Moozar, se financer par la publicité ? Les internautes accepteront cette forme de mécénat global je pense du fait qu'elle leur permet de rémunérer directement les artistes selon le budget alloué au départ. L'avantage par rapport à un don PayPal est évidemment la <strong>simplicité du système</strong>. Les majors risquent quant à elles de ne pas apprécier le procédé.</p>
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="240" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9352664&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="240" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9352664&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3 style="text-align: justify;">Et vous ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Seriez-vous prêt à adhérer à l'un de ces systèmes ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rétrospective Pierre Soulages au Centre Pompidou : Voyage vers l&#8217;Outrenoir</title>
		<link>http://www.batou.fr/2009/12/29/retrospective-pierre-soulages-au-centre-pompidou-voyage-vers-loutrenoir/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 12:32:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Batou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
		<category><![CDATA[outrenoir]]></category>
		<category><![CDATA[pompidou]]></category>
		<category><![CDATA[soulages]]></category>

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		<description><![CDATA[[by Batou - CC-BY-SA 2.0] Arrivée à Beaubourg Cela faisait un moment que je voulais aller voir l'expo "Pierre Soulages" au Centre Pompidou. Une fois les grèves du musée terminées, je me suis ainsi dirigé vers le centre Beaubourg. Une queue interminable se dresse devant moi, Beaubourg n'est pas le 3ème lieu touristique de Paris [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img title="pompidou_header.jpg" src="/wp-content/uploads/2009/decembre_2009/pompidou_header.jpg" border="0" alt="pompidou_header.jpg" width="440" height="132" /></h3>
<p><em>[by Batou - CC-BY-SA 2.0]</em></p>
<h3>Arrivée à Beaubourg</h3>
<p style="text-align: justify;">Cela faisait un moment que je voulais aller voir <strong>l'expo "Pierre Soulages" au Centre Pompidou</strong>. Une fois les grèves du musée terminées, je me suis ainsi dirigé vers le centre Beaubourg.</p>
<p style="text-align: justify;">Une queue interminable se dresse devant moi, Beaubourg n'est pas le 3ème lieu touristique de Paris (après la Tour Eiffel et le Louvre) pour rien. Je me dirige naturellement vers l'entrée, me rendant compte après coup, avoir grillé une longue file d'attente qui traversait toute la place (sans le vouloir, j'ai ainsi économisé une bonne heure d'attente !). Une deuxième queue m'attend à l'intérieur : je choisis les guichets automatiques. A tort : ces dernières ne proposent que des billets "plein tarif" (vous voilà prévenus).</p>
<h3>L'œuvre d'une vie</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>L'œuvre de Pierre Soulages</strong> peut être divisée en trois parties :</p>
<p><span id="more-1813"></span></p>
<h3>Ses débuts</h3>
<p>L'exposition commence par des toiles qui s'avèreront être les esquisses, <strong>les prémices de son œuvre ultime</strong>. Mais déjà, Soulages intrigue par ses larges bandes noires, par ses matériaux utilisés comme la<strong> brou de noix </strong>(utilisée par les menuisiers) ou le <strong>goudron sur verre</strong>. On note dès lors une <strong>passion pour le Noir</strong> dès son plus jeune âge, mais déjà en tant que couleur agissant comme vecteur de Lumière.</p>
<blockquote><p>"<em>Quand je suis retourné à Conques, <strong>j'ai compris qu'il y avait une chose importante dans la vie : l'art</strong>. Je trouvais que les adultes perdaient leur vie à la gagner, que leurs comportements étaient étranges : ils ne pensaient qu'au dimanche et le dimanche venu, ne savaient pas quoi en faire. Je ne serai pas de ces gens-là.</em>" (P. Soulages)</p></blockquote>
<h3>Les années 50-70</h3>
<p style="text-align: justify;">Une première évolution dans la carrière du peintre s'ouvre à nos yeux, à nos sens. <strong>D'immenses toiles surgissent où les bandes noires emprisonnent des puits de lumière</strong>. Cet enlacement sombre révèle la beauté des puits de lumière : <strong>le travail sur les couleurs est sublime</strong>, en particulier ce bleu-nuit ou cette couleur cuivre qui hante encore mon esprit. <strong>Le mystère plane autour de ces toiles</strong>, d'autant plus que le travail sur les textures avec des effets de relief et de transparence incroyables ne fait qu'accentuer cet impression surnaturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fond de la toile, abstrait, fait appel à l'imaginaire du spectateur : <strong>quelque chose d'unique se crée entre la peinture, le spectateur et l'espace</strong>. Parfois, ces barricades des ténèbres masquent une réalité sur le point de disparaître. <strong>L'art abstrait de Soulages permet de renvoyer le spectateur à lui-même</strong>, grâce à cette introspection par les sens. D'ailleurs, depuis 1946, Pierre Soulages n'a jamais titré ses œuvres autrement que par le format de la toile et la date correspondante dans le but de préserver une grande liberté entre la peinture et le spectateur.</p>
<blockquote><p>"<em><strong>Ce qui importe au premier chef, c'est la réalité de la toile peinte</strong> : la couleur, la forme, la matière, d'où naissent la lumière et l'espace, et le rêve qu'elle porte</em>" (P. Soulages)</p></blockquote>
<p><img title="soulages_affiche_pompidou.jpg" src="/wp-content/uploads/2009/decembre_2009/soulages_affiche_pompidou.jpg" border="0" alt="soulages_affiche_pompidou.jpg" width="450" height="300" /></p>
<p><em>[by Batou - CC-BY-SA 2.0]</em></p>
<h3>La découverte de l'Outrenoir</h3>
<blockquote><p>"<em>C’était en 1979. J’étais en train de peindre. Ou plutôt… de rater une toile. Un grand barbouillis noir. J’étais malheureux, et comme je trouvais que c’était pur masochisme que de continuer si longuement, je suis allé dormir. Au réveil je suis allé voir la toile. <strong>J’ai vu que ce n’était plus le noir qui faisait vivre la toile mais le reflet de la lumière sur les surfaces noires</strong>. Sur les zones striées la lumière vibrait, et sur les zones plates tout était calme.</em>" (P. Soulages)</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ainsi naquit l'Outrenoir</strong>, ce néologisme de Soulages appelle à l'Outre-Monde, au-delà du noir conventionnel ; <strong>il s'agit de la Lumière dans le Noir</strong>. La découverte de l'Outrenoir par le spectateur se fait grâce à trois toiles noires, dans un décor noir, sans éclairage autre que le mur blanc leur faisant face. L'intérêt est bien sûr de faire révéler au spectateur la Lumière qui émane du Noir.</p>
<p style="text-align: justify;">Soulages fait évoluer son œuvre en recouvrant intégralement ses toiles de noir et en travaillant sur la texture, sur le relief pour faire ressurgir cet outrenoir. P<strong>ierre Soulages devient dès lors peintre de lumière, en travaillant sur ce clair-obscur</strong>.</p>
<blockquote><p>"<em>J'ai compris très tôt que <strong>l'artiste était celui qui était attentif à ce qu'il ne sait pas, à l'inverse des artisans </strong>qui savent quoi et comment faire.</em>" (P. Soulages)</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">A travers des lignes, de multiples aplats altérant la texture, un travail sur l'aspect mat ou brillant, <strong>Soulages réussit l'impossible : la Lumière émane des ténèbres</strong>. Le spectateur est amené à se rapprocher, s'éloigner, contempler de côté pour apprécier toutes les nuances de lumière se déplaçant derechef par son propre corps : le spectateur rejoint la toile, envouté.</p>
<p style="text-align: justify;">La salle des polyptyques (panneaux peints liés entre eux) suspendus poursuit l'<strong>invitation donnée au spectateur de jouer sur la distance et l'angle de vue pour donner à chaque instant t, la vision d'une toile unique</strong>. Ainsi, les reflets de lumière font parties intégrantes des peintures contrairement aux toiles classiques où le reflet est proscrit.</p>
<h3>Vidéos</h3>
<p style="text-align: justify;">Enfin, je vous laisse avec <strong>deux vidéos présentant l'exposition de Pierre Soulages</strong> au Centre Pompidou qui vous permettront d'illustrer mes dires.</p>
<p><strong>Présentation de l'exposition Soulages</strong></p>
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<p><strong>Soulages : La lumiere du noir</strong></p>
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<h3>Conclusion</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>A 90 ans, Pierre Soulages peint encore</strong>. Il renouvelle son intérêt pour l'outrenoir en se passant de la peinture à l'huile pour la remplacer par l'acrylique. Cette dernière, ayant la particularité de sécher rapidement, lui permet de créer une épaisseur de plusieurs centimètres et jouer désormais encore plus sur le relief et les ombres.</p>
<p style="text-align: justify;">Inutile de vous dire que je vous recommande chaudement cette expo. J'espère vous avoir donné envie. Si le cœur vous en dit, v<strong>ous avez jusqu'au 8 mars 2010 pour en profiter !<br />
</strong></p>
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