Récemment connu pour son coup d'éclat lors de la diffusion des WarLogs (391.832 documents sur la guerre en Irak) au vu et su de tous, WikiLeaks s'apprête à lâcher une nouvelle bombe. Ce soir, vers 22h30, plus de 250.000 3 millions de mémos diplomatiques (dont 15.000 classés "secret") seront diffusés sur toute la planète. Ces mémos proviennent du réseau américain SIPRNet, où sont diffusées des donnés confidentielles (jusqu'au niveau 2 dit "secret"). Le département d'Etat US joue les pompiers en appelant les ambassades de la majorité des pays concernés. Les Etats-Unis ont bien raison d'être en état d'alerte car WikiLeaks souhaite révéler l'envers du décor, c'est-à-dire, la réalité de la politique américaine. Des décennies de diplomatie, de faux-semblants, de manipulations d'Etats, réduits en fumée grâce à Internet, monstre que les américains ont eux-mêmes créé.

Tous les pays sont en état d'alerte (quand ce n'est pas le co-fondateur de Wikipedia qui s'y met). Le Royaume-Uni cherche à obliger les journaux britanniques à ne pas diffuser d'informations suite à la fuite de WikiLeaks alors que The Guardian a déjà reçu ces mémos (comme le New York Times, le Monde, El Pais et Der Spiegel). L'Italie souhaite ouvrir une enquête sur WikiLeaks. Les Etats-Unis sont prêts à condamner Julian Assange dès qu'il mettera les pieds sur le sol américain. Lequel subit une pression considérable de la part, entre autres, de la CIA. Tout est fait pour le faire tomber : quand ce ne sont pas des menaces de mort, c'est un mandat d'arrêt pour une affaire de viol en Suède. Etant donné l'importance de l'évènement, il sera intéressant d'analyser le traitement de cette affaire par les médias pour mesurer l'étendue de la propagande médiatique. En attendant, vous pouvez suivre l'actualité des Statelogs en live sur l'excellent espace de micro-blogging d'Owni.

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