L'opérateur Free n'incarne plus le trublion parmi les autres FAI depuis bien longtemps. Il a troqué sa différence il y a quelques années pour devenir un FAI simplet comme Orange ou SFR. L'essentiel de son action ne se retrouve plus dans les services proposés mais dans la communication. Au lieu de proposer plus de services, d'une qualité certaine, Free a choisi la facilité. Le grand évènement 2010 de Free est communautaire. Mais au lieu de s'ouvrir à la communauté des développeurs en dévoilant le code source de la freebox, Free a choisi de s'ouvrir à une communauté d'imbéciles en organisant des flashmobs (rassemblement éphémère d'une foule en vue d'effectuer une action bien précise). A l'ère du festivisme, le troisième opérateur propose aux freenautes une bataille d'eau géante l'espace de 5 minutes.

C'est un évènement parmi tant d'autres perpétuant l'infantilisation permanente des "citoyens" mais cela devient à chaque fois toujours plus écœurant. Free se fait de la pub sur le dos de ses abonnés, sur du vent pour pas un rond et espère fédérer sa nouvelle communauté autour du thème de la fête. L'Homo Festivus sera aux anges de constater que sa ville continue à être son terrain de jeu permanent et que son esprit critique n'a plus lieu d'être. En cela, Georges Orwell a eu la vision d'un Etat totalitaire par le Mal où la novlangue permettrait d'assujettir les citoyens. Qui aurait pensé pouvoir installer, maîtriser, déresponsabiliser ses citoyens par le Bien et l'infantilisation. Le schéma est le même mais le prisme différent : nous vivons dans un Etat totalitaire par le Bien où notre novlangue serait le festivisme dont l'objet consiste à abolir les nuances, les contraires et toute opposition. Le monde uniformisé de la Bienpensance et du politiquement correct. Le bonheur sur Terre vécu dans un Playland géant (voir vidéo ci-dessous).

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