Vous vous souvenez de l'attaque chinoise contre Google en décembre 2009Le New York Times a révélé certaines informations complémentaires : un employé de Google China aurait reçu un lien web sur sa messagerie WLM (ex-msn), ce qui aurait permis aux pirates du gouvernement chinois de s'infiltrer dans le système de gestion de mot de passe dénommé Gaïa (rebaptisé depuis Single Sign-On). Gaïa, vous savez, c'est ce qui vous permet, avec un seul mot de passe d'accéder à l'ensemble des services de Google. L'idée circule qu'un cheval de Troie aurait été installé au sein de Gaïa, permettant ainsi d'espionner le géant de Mountain View et, qui sait, les industries faisant parties du nuage Google (Cloud Computing).

Pour toutes entreprises, accepter les exigences de la Chine est la condition sine qua none pour exister sur le marché chinois. C'est pour cette raison que Google avait accepté de censurer ses résultats. Le marché chinois est gigantesque : presque un internaute sur 4 est chinois. La donne a changé : les règles du jeu ont été violées, raison pour laquelle Google reroute le trafic google.cn vers google.com.hk pour ne plus censurer les résultats (ce qui profite à l'image de Google en passant). J'imagine que le Great Firewall chinois a depuis réagi. L'espionnage et le contre-espionnage chinois prend une importance grandissante. L'envers de ce décor est une guerre froide cybernétique entre l'Occident et la Chine dont on ne mesure encore ni l'ampleur, ni les conséquences...

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