
[By The Chromium Authors - CC-BY]
Si vous prenez les transports parisiens, vous n’avez pas pu passer à côté de la campagne Google actuelle pour son navigateur Web : Google Chrome. La campagne semble être internationale puisque que, lors de mon séjour à Londres début janvier, j’ai pu observer la même campagne dans l’ « underground » londonien.
Par hasard et par envie, j’ai voulu tester la bête pour me faire ma propre idée. Je suis plutôt hostile à utiliser Chrome du fait du traitement de nos données personnelles exercé par Google qui ne respecte pas vraiment la législation française. De plus, je suis particulièrement sensible au monde du Logiciel Libre. Ce sont donc les quelques raisons qui m’ont fait opté pour la version open-source de Chrome : Chromium.
Chromium est le nom du projet Open-source diffusé majoritairement sous licence BSD. La particularité de Chromium est que, chaque nuit, une nouvelle release est compilée (nightly builds) grâce à la grande communauté des développeurs du monde du logiciel libre.
Google récupère simplement des versions plus anciennes de Chromium, ajoute un logo, un nom (Google Chrome), rajoute certains éléments, tout en décidant d’en faire un logiciel fermé (propriétaire). Entre autres, Google rajoute une API (Google Gears) permettant d’accéder à certaines données en mode offline (ex : Google Documents). Chrome incorpore un outil de mise-à-jour automatique, ce qui n’est pas le cas de Chromium (il faut passer par le mini-installer manuellement).
Firefox commençait à me poser vraiment problème : freezes à répétition, lenteur de démarrage. Une impression globale d’avoir affaire à une usine à gaz, les plugins n’arrangeant rien. Pouvant rapidement surfer avec une quantité non négligeable d’onglets, Firefox me montrait rapidement ces limites.
La première chose qui marque est la rapidité avec laquelle les pages se chargent. On sent à ce niveau à quel point Firefox souffre dans le temps d’exécution des éléments JavaScript. Je ne pensais pas pouvoir être autant surpris par la rapidité d’affichage : c’est littéralement le jour et la nuit.
D’ailleurs, pour vous en convaincre, en dehors du ressenti, les tests de performance sont plutôt révélateurs.
Dailytech a ainsi testé plusieurs benchmark récemment :
Celtic Kane’s JS Benchmark (more is better)
1. Chrome 4 – 432 ± 24
2. Safari 4 – 297 ± 3
3. Opera 10.5 alpha – 252 ± 5
4. Firefox 3.6b5 – 157 ± 4
5. IE8 – 67 ± 3PeaceKeeper (more is better)
1. Chrome 4 – 3984 points
2. Opera 10.5 alpha – 3597 points
3. Safari 4 – 3570 points
4. Firefox 3.6b5 – 2905 points
5. IE 8 – 1006 pointsSunspider (less is better)
1. Opera 10.5 alpha – 470.2ms +/- 5.1%
2. Chrome 4 – 503.8ms +/- 3.9%
3. Safari 4 – 622.8ms +/- 12.6%
4. Firefox 3.6b5 – 883.2ms +/- 1.2%
5. IE8 – 4539.0ms +/- 0.6%
Le célèbre test ACID 3 (pourcentage de conformité à une image de référence), d’après mes tests, donnent les résultats suivants :
Un autre atout appréciable est le non-reboot du navigateur à chaque changement « important ». L’installation d’un plugin sous Firefox nécessite un redémarrage systématique ; sous Chromium, vous installez l’extension et celle-ci est aussitôt fonctionnelle. De la même façon, Inutile de redémarrer le browser web lorsque vous passez en navigation privée. Ces élements peuvent paraître anecdotiques, mais ils restent très appréciables dans une utilisation quotidienne.
L‘interface sobre et fluide de Chromium est des plus agréables. Mais pas seulement, l’interface transparente et ergonomique permet de se concentrer sur l’essentiel : la navigation web ; l’interface web disparaît au profit du contenu, contrairement à Firefox. La barre de téléchargement est un autre exemple du travail effectué sur l’interface.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la prochaine version de Firefox s’inspirera très fortement de l’interface de Chromium.
Sous Chromium, un onglet génère un processus, ceci permettant de ne pas planter tout le navigateur lors du plantage d’un seul onglet et d’éviter les longs freezes que l’on peut parfois vivre sous Firefox. Bref, avec Chromium, la stabilité est exemplaire.
Sous Windows : dernière release (choisir le mini-installer du dernier dossier)
Sous GNU/Linux : Ubuntu 9.10
Ajoutez la source suivante dans /etc/apt/sources.list
deb http://ppa.launchpad.net/chromium-daily/ppa/ubuntu karmic maindeb-src http://ppa.launchpad.net/chromium-daily/ppa/ubuntu karmic main
JFJN296HRF23
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Bonne visite ;-)
Ça serait sympa d’éviter certains raccourcis… Déjà, ce n’est pas Linux mais GNU/Linux. Mais surtout les commandes données sont spécifiques à Ubuntu (voire même à une version précise d’Ubuntu, non ?).
Le raccourci Ubuntu = Linux me hérisse franchement le poil.
Oui, c’est vrai. Même si c’est rentré dans le langage courant, c’est un abus de langage de parler du noyau pour l’OS.
Le dépôt correspond en fait à Ubuntu 9.10 (Karmic Koala). J’ai rectifié tout ça.
Merci de m’avoir interpellé sur mon manque de rigueur !
trés rapide,je l ai adopté
@ maya : ravi de t’avoir convaincu !
Donc Chromium est free par rapportà Google Chrome ( même si je c k’aucun des deux n’est payant ) ?
@ Crunk : ca dépend ce que tu entends par free : libre ou gratuit.
Si tu l’entends par libre, alors Chrome n’est pas libre alors que Chromium l’est.
Si tu veux utiliser un browser non-libre qui récupère tes données personnelles, utilise Google Chrome, si tu préfères utiliser la version libre qui est beaucoup plus à jour, préfère Chromium