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M'intéressant de plus en plus au monde du Libre, j'ai décidé de modifier la licence de ce site. Batou.e3b.org passe désormais en licence Art Libre, la LAL pour les intimes !

Pourquoi vouloir une licence libre ?

Je suis chaque jour plus sensible au monde du logiciel libre, pour sa philosophie qui me correspond beaucoup plus que la logique seule du profit qui peut se dégager d'un logiciel propriétaire et du monde en général.

C'est tout d'abord le fait de croire en un système alternatif, qui ne fonctionne pas sous une logique seule de l'argent, véritable leitmotiv pour beaucoup de personnes. J'estime qu'un logiciel (et c'est vrai pour à peu près n'importe quoi) y gagne plus si une communauté se fédère autour, développe et utilise ces outils libres, accessibles à tous, modifiables et redistribuables que si on s'enferme dans une notion de propriété absolue.

La volonté des éditeurs de logiciels ou de système d'exploitation à droits trop réservés se situe évidemment dans la volonté de contrôler un circuit fermé : le développement, la distribution, l'amélioration pour ainsi dire la récupération de tous les bénéfices. C'est une voie tout à fait compréhensible qui ne doit pas être condamnée.

J'estime ainsi que nous y avons plus à y gagner si une personne peut utiliser librement les travaux d'une autre personne pour ensuite développer des produits plus performants ou correspondant à des besoins bien spécifiques.

Si personne ne peut utiliser un paragraphe, une idée que je peux développer (si tant qu'elle puisse être intéressante) pour y ajouter d'autres éléments la compléter et la sublimer, je ne tirerai de ma prose aucune gloire personnelle.

Pour ainsi dire, c'est un plaisir de passer du copyright au copyleft !

Un logiciel libre ?

Un logiciel libre ne signifie pas un logiciel gratuit comme la confusion du terme free pourrait le laisser penser. Cette évolution du système de droit d'auteur permet à un individu d'utiliser, modifier et distribuer une œuvre librement. Le droit d'auteur s'applique à n'importe quelle oeuvre, simplement la licence libre recense certains droits que l'auteur offre à la communauté.

La FSF (Free Software Fondation créée pour financer le projet GNU) en donne, avec son guru Richard Stallman, une définition bien précise :

Liberté 0 : La liberté d'exécuter le programme — pour tous les usages ;
Liberté 1 : La liberté d'étudier le fonctionnement du programme — ce qui suppose l'accès au code source ;
Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies — ce qui comprend la liberté de vendre des copies ;
Liberté 3 : La liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations — ce qui suppose, là encore, l'accès au code source. [Wikipedia]

Les licences libres pour les logiciels

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il existe plusieurs licences :

La licence Domaine Public

Le principe est qu'avec le renoncement au droit d'auteur, une œuvre tombe dans le domaine public. Par exemple, les ayant-droits en France, si mes souvenirs sont bons, perdent cette notion de propriété au bout de 70 ans.

La licence GPL (copyleft)

Les licences de type copyleft accepte la modification et la redistribution d'un logiciel tant que le logiciel final reste sous cette même licence. Certains y verront une liberté faussée. En effet, on peut penser qu'on reproduit le schéma d'une vision vénale que l'on est censé condamner. Mais il peut être légitime que les auteurs ne veulent pas se sentir "trahis".

La licence BSD

On se rapproche dans l'absolu de la notion de Liberté. En effet, la seule obligation par rapport à cette licence, est de citer l'auteur. On peut donc, contrairement à la licence GPL, proposer une licence opposée à celle d'origine. Mac OS X d'Apple est ainsi basé sur un noyau BSD, ils ont ainsi pu, de ce fait, changer la licence et  commercialiser ensuite leur produit.

Les licences libres pour le contenu

Pour le contenu, d'autres licences on été créées :

GFDL (GNU Free Documentation Licence)

La licence de Documentation libre GNU se base sur le copyleft. N'importe quel contenu peut être modifié, redistribué, utilisé librement à partir du moment où il s'appuie sur une licence du même type. La GFDL permet la rédaction pour l'auteur l'écriture de sections invariantes. En d'autres termes, l'auteur peut placer des passages que l'utilisateur aura l'obligation de retranscrire. Pour de nombreuses personnes, et à juste titre, on sort alors du domaine du Libre puisqu'on viole la règle de la libre modification d'un contenu. Enfin, il est obligatoire d'imprimer le texte de la licence en plus du contenu de l'œuvre. Cette licence est donc parfaitement adaptée à de la documentation.

Art Libre

Cette licence adapte le copyleft au monde artistique mais s'applique à toute oeuvre. Modification, diffusion, exploitation commerciale ou non sont possibles du moment que l'on donne accès à l'œuvre première, la source. Il est donc ici strictement interdit d'exercer une appropriation exclusive sur une œuvre, puisque ceci est contraire à la philosophie du Libre. La licence résonne plus comme un idéal chez les puristes du monde libre.

Creative Commons

La licence Creative Commons a été créée pour outrepasser les limites à la diffusion de la Culture qu'engendre le copyright. On peut ici personnaliser notre propre licence suivant nos désirs. Il existe 6 licences Creative Commons en fonction de 4 critères :

  • Attribution (by) : la paternité (citation de l'auteur)
  • NonCommercial (nc) : la non-utilisation commerciale
  • NoDerivs (nd) : absence de modification
  • ShareAlike (sa) : partage des conditions initiales à l'identique

En mélangeant bien le tout, les 6 licences surgissent (tout en gardant la paternité en commun) :

  • CC-by : paternité
  • CC-by-nd : paternité / pas de modifications
  • CC-by-nc-nd : paternité / non commercial / pas de modifications
  • CC-by-nc : paternité / non commercial
  • CC-by-nc-sa : paternité / non commercial / partage des conditions initiales à l'identique
  • CC-by-sa : paternité / partage des conditions initiales à l'identique

Autant le dire tout de suite, une licence CC-by-nc-nd (non commerciale et non modifiable) risque d'en choquer plus d'un face aux utilisateurs de cette licence qui se prétendent Libres. On peut ainsi considérer que seules les licences CC-by et CC-by-sa sont sous copyleft.

Que choisir ?

Après pas mal de réflexion, j'ai finalement opté pour la licence Art Libre pour Batou.TK. En effet, je souhaite que tout le monde puisse librement modifier, copier, diffuser mon contenu d'une manière commerciale ou non, à partir du moment où l'on cite l'auteur (en l'occurrence moi-même), la source et la licence. J'ai souhaité que le travail d'une personne qui utilise mes articles respecte cette licence pour ne pas qu'elle s'approprie de manière exclusive ce que j'ai pu dire. Une utilisation libre mais dans le respect du Libre en somme. La diffusion d'oeuvres utilisant mon travail doit respecter ces conditions :

  • indiquer le nom de l'auteur de l'original (en l'occurrence moi-même) : Batou
  • indiquer la source de l'original : http://www.batou.fr/ (lien direct vers l'article)
  • joindre la licence Art Libre ou indiquer où on peut la trouver : http://artlibre.org/licence/lal/

Sauf mention contraire, à date du 29 juillet 2009, Batou.e3b.org utilise donc la licence Art Libre. Mon intérêt autour des licences libres m'a fait prendre conscience de certaines choses. En effet, je me suis rendu compte que bien citant mes sources lors de mes articles, je passais, la plupart du temps, outre les droits des auteurs concernant les images. Désirant respecter scrupuleusement le travail des auteurs, je compte respecter les conditions des images sous licence libre et demander l'autorisation des auteurs des images ou photos sous copyright.

Conclusion

On voit très nettement que les licences libres ne permettent pas de faire tout et n'importe quoi, comme on pourrait le penser de prime abord. Bien au contraire, elles respectent le droit fondamental des auteurs tout en restant assez permissif sur l'utilisation que l'on peut faire.

Ne désirant pas vivre de ce blog (je ne vois pas de toute façon comment je pourrais), je préfère recevoir la reconnaissance des autres par la citation ou la réutilisation de mon travail que ne recevoir qu'espèces sonnantes et tribuchantes.

Le mot de la fin

Fervent défenseur de Culture et de Liberté, j'ai quelques projets en tête pour l'évolution de ce site. Je vous en parlerais sans doute une prochaine fois. Je précise que cet article comporte sans doute des inexactitudes, je ne maîtrise pas encore le sujet ! Mais les commentaires sont aussi là pour ça mais surtout pour ouvrir la discussion...

C'est avec cet article que l'année se termine pour moi. En effet, je me prends 3 semaines de vacances (enfin !) pour partir loin coupé de tout histoire de revenir en septembre gonflé à bloc, bronzé et ressourcé !

Bonnes vacances à tous (et bon courage pour les autres !)

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