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Avec la mort de Michael Jackson, je dois bien me rendre à l'évidence : même les stars ne sont pas éternelles ! Alors sans plus attendre, précipitons-nous pour aller voir nos vieux croûtons de la chanson se produire en live. Peut-être même pour la dernière fois... il faut bien faire le plein d'histoires à raconter aux petits-enfants au coin du feu dans quelques années.

Me voilà donc à Bercy le temps d'une soirée, pour aller écouter Leonard Cohen avant que le ptit grabataire ne nous claque entre les doigts. Entre 78€50 et 155€50 la place, j'en attends un minimum de sa part... comme dirait l'autre, "une légende, ça n'a pas de prix, mais ça a un coût" !

Une salle loin d'être idéale

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Ceux qui connaissent un peu Bercy comprendront mes appréhensions quant à cette grande, grande salle, championne toute catégories du son pourri, reine de la réverbération longue durée et déesse de la mauvaise organisation. Eh bien, pour une fois, vous m'entendrez louer les bienfaits d'un concert de pépé, ou plus justement de pépés. Parce que oui, le public lui aussi est en âge d'agiter sa carte vermeille au cinéma, voire d'exiger un forfait gratuit aux sports d'hiver... A peine posé-je un pied dans le palais omnisports que la moyenne d'âge chutait d'un demi siècle environ. Pour vous donner une idée plus concrète de la catastrophe, le couple devant moi a engagé la conversation pendant l'entracte, nous faisant part de leur fan-attitude envers Jean Michel Jarre. Ben oui, à ce point là.

Bref, revenons en aux avantages. La moitié de la salle étant équipée de sonotones, l'équipe technique a pour une fois jugé utile de ne pas pourrir les oreilles de son public, le niveau sonore était donc tout à fait acceptable, voire même appréciable. Les places étaient numérotées, donc pas besoin d'attendre la journée sous la pluie devant Bercy. Ca aussi, ça aide à mieux apprécier le concert ensuite.

Mais un artiste qui donne le change

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Le grand monsieur Cohen a débuté le concert avec les titres de son dernier album : Dear Heather, sorti en 2004 (il faut savoir qu'entre temps, l'ami Leonard est parti faire le bouddhiste, et que son agent en a profité pour lui piquer ses économies, d'où le gros concert pour remplir à nouveau les caisses). Avec l'âge, sa voix est devenue plus grave encore, et son timbre est resté magnifique. Le public était un peu passif, mais ce genre de musique ne se prête que peu aux démonstrations excentriques de la famille des hurlements suraigus et autres bousculades.

Après une heure de concert environ, le groupe s'offre un entracte de 20mn bien mérité (75 ans quand même le monsieur). Les lumières se rallument, le public réajuste son appareil auditif et c'est reparti ! Deuxième partie consacrée aux grands classique et aux tubes intemporels : Susan, Hallelujah, etc. le public suit, se lève, chante, tape dans les mains, bref, la soixantaine s'éclate, et moi aussi. C'est un Cohen au sommet de son art que l'on voit ce soir sur scène, et l'on se rend compte que lui aussi s'amuse, ce qui ne gâche rien au plaisir.

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Après plus de 5 rappels, il finit par nous souhaiter une bonne soirée, et nous remercier de notre chaleureux accueil, et sort de scène en sautillant. En bref, tout le monde est content : un superbe concert de plus de 2h30 pour le public, le plaisir de remonter sur scène pour notre petit papy préféré (en plus d'un beau petit paquet pour rembourser les dettes). S'il passe par chez vous, surtout n'hésitez pas. Le tarif peut faire peur, mais la soirée que l'on passe le vaut vraiment.

The Partisan - Leonard Cohen

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