
L’insubordination en Grèce vécue à travers les émeutes émeut l’Europe. Certaines émissions de télévision émettent une distance sur le fait que le pays soit dirigé par 3 familles, comme si le cas français se situait à milles lieues de ce théâtre des opérations.
Suivant le vieil adage « celui qui détient l’information, détient le pouvoir« , on pourrait s’interroger sur l‘influence des médias sur l’opinion, sur l’esprit des gens. Ce document soulève une question que l’on ne se pose pas assez et qui appuie le fait de remettre en cause toutes informations reçues, mêmes celles jugées banales et surtout celles jouant la carte de l’émotionnel, de l’affect : « à qui profite le crime ?« .
Alors, à qui profite la guerre en Afghanistan ? Aux femmes afghanes portant la Burka ?

Le Ministère de la Vérité (les médias), rattaché au gouvernement s’occupe ainsi de modeler les consciences et agit comme une bonne campagne de propagande, et ce, de façon consciente ou non. Il s’agit ici de déplacer l’intérêt de la guerre vers quelque chose de politiquement acceptable et surtout émotionnellement irrévocable : le sort inhumain de femmes afghanes. L’opinion dans la poche, le gouvernement peut alors conduire toutes les actions qu’il entend pour servir ses propres intérêts, les citoyens ne résisteront et ne s’y opposeront pas.
Le tyran Saddam Hussein instrumentalisé n’a servi à d’autres intérêts ; l’inhumain Ben Laden non plus. Si un gouvernement est capable de manipuler l’opinion pour tuer des hommes et servir certains intérêts inavouables, s’il est capable de prendre otage la population mondiale en lui mentant comme il a pu le faire pour mener une croisade dans le Moyen-Orient, on peut s’interroger sur les circonstances du 11 septembre 2001, sujet devenu visiblement tabou aux yeux de la société (on comprend aisément pourquoi…).
La propagande, contrairement à ce que l’on peut penser, n’est plus aussi visible et prégnante qu’au demeurant : elle est beaucoup plus perverse et s’insinue en nous de façon plus subtile et pernicieuse, d’une manière de plus en plus totalitaire.

Nous sommes les objets et les complices de gouvernements servant leurs propres intérêts. L’Etat par définition se voit de servir et représenter les intérêts collectifs, ce qu’il ne fait, en nature, jamais.
De ce fait, la référence « 1984 » de Georges Orwell n’aura jamais été autant d’actualité et propose une narration miroir de notre temps. La perfection d’un Etat est atteinte quand son contrôle des consciences lui permet de ne jamais remettre en cause l’état actuel des choses. Le système est parfait car stable et immuable. L’Etat devient alors Dieu.
L’Homme a créé et tué Dieu pour le faire renaître sous des traits dénués d’humanité, ce Dieu-argent-individualiste renvoie l’homme face à son propre asservissement. Le capitalisme centre le modèle du monde sur l’argent à défaut de pouvoir le centrer sur nous-mêmes.
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